Les portes du vieux monde

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Otto

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1 Nul n'est innocent à Nuln - 2 le Mar 13 Sep 2016 - 7:09

Bonoarpha


En montant les escaliers qui menaient à la chambre, Otto eut un scrupule. Il allait entrainés les deux elfes dans une sordide histoire qui ne les concernaient pas directement. Il en allait de la sécurité de l’Empire, et c’était son devoir de mener à bien l’enquête, mais cacher des choses à autrui était le meilleur moyen de se le mettre à dos quand il se rendrait compte qu’il avait était mis en danger à son insu. Le Chaos jouait sur le mensonge et la manipulation, il fallait s’efforcer de dire la vérité à ses alliés autant que faire se pouvait pour lutter contre lui.

Il raconta à Insigné que Klaus lui avait confié une enquête secrète en rapport avec l’affaire du trafic de cadavres. Les cadavres appartenant à l’une des familles nobles de la ville, Klaus lui avait suggéré d’emmener les elfes avec lui pour s’approcher d’elles familles grâce à leurs numéros de bateleur. Il risquait d’y avoir des vampires et des nécromanciens dans l’affaire. Même s’il s’avérait qu’aucune volonté maléfique n’était à l’œuvre, s’immiscer dans les affaires de familles influentes n’était pas sans risque.

Insigné traduit le tout à Mathuwin et remercia Otto de lui avoir dit la vérité.

Otto partagea les informations que Klaus lui avait données. Les cadavres auraient été ceux de Joffrey et Herbert Von Sigmar, fils d’Hedwidge Von Sigmar, qui était encore en vie et avait une fille vivante, Hilda. Il s’agissait d’informations à vérifier.
Les elfes se mirent à travailler leurs numéros. Otto médita sur la marche à suivre. Il se remémora les conflits qui avaient opposé l’Empire aux vampires et aux nécromanciens. De manière générale, les vampires et nécromants utilisaient les cadavres pour grossir leurs armées de morts, et les Nécrarques aimaient faire des expériences étranges avec des corps, mais aucune utilisation spécifique de cadavres d’enfants de familles de nobles ne lui revint à l’esprit. Il lui fallait chercher des informations, et il savait où il pourrait les trouver. Il descendit et demanda à Walt où se trouvait le temple de Morr le plus proche.

Le temple se trouvait dans le quartier de Der Halninsel, la partie de Nuln qui était entre le Reik et l’Aver. C’était un bâtiment haut et austère. La porte était fermée, le novice frappa. À sa surprise, ce fut un grand prêtre qui ouvrit. Un homme, la cinquantaine.

« Mouais ? C’est pour quoi ?
-Bonsoir à vous, Grand Prêtre, dit Otto en faisant le signe du marteau. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit un grand prêtre qui m’ouvre. » Devant l’impassibilité du morrien, le sigmarite rentra dans le vif du sujet. « Je viens vous voir car j’ai besoin d’informations sur des rituels vampiriques. » Le visage du prêtre exprima une sorte d’étonnement grave et inquiet.
« Rentrez, jeune homme ». Le jeune homme s’exécuta. Son aîné referma la porte. Quand Otto voulut parler, son interlocuteur le fit taire.

« Silence ! chuchota t-il. Suivez-moi »

Quelques personnes priaient dans le temple. Le maître des lieux le mena vers la droite dans une petite salle pleine d’objets servant au culte.

« Je vous sers à boire ?
-Pas d’alcool, un lait de chèvre fera très bien l’affaire.
-Que recherchez-vous exactement, jeune sigmarite ?
-J’enquête sur le trafic de cadavre.
-Les cadavres sont restés ici, il y a des vampires ici.
-Il y a des vampires à Nuln ?
-Les Von Speer, c’est eux, j’en suis sûr. J’ai essayé d’enquêter, mais les Von Speer m’ont mis des bâtons dans les roues. Les accusés de l’enquête officielle servent juste de bouc-émissaires.
-À quoi servent les cadavres ? Existent-ils des rituels avec des cadavres de nobles ?
-Non, les vampires utilisent des cadavres pour en faire des guerriers morts-vivants, qu’ils soient nobles ou roturiers. Les cadavres ont été pris dans le mausolée des Von Sigmar par un vampire Von Speer.
-Des cultes du Chaos pourraient-elles être impliqués ?
-Le culte de la Main Rouge a été démantelé au moment de la Tempête du Chaos. Le culte de la Dame Voilée a pris sa place.
-Je sais que les vampires peuvent envoûter les humains d’un simple regard. Avez-vous quelque chose pour s’en protéger ? »

Le grand prêtre alla fouiller dans une armoire et ramena un pendentif où était sertie une pierre violette.

« Ce talisman vous protégera du charme des vampires. Je vous le donne à une condition : me tenir au courant de la progression de l’enquête.
-Comment reconnaître un vampire ? »

Le grand prêtre présenta toutes les caractéristiques d’un vampire, et bénie également le marteau d’Otto. Le novice trouvait le grand prêtre obsédé par les vampires et leur supposée présence dans les rangs des Von Speer. Il n’arrivait pas à se décider s’il délirait ou était raisonnable, ou simplement s’il était honnête. Il laissa cependant le bénéfice du doute à son aîné, écouta ce qu’il lui disait et prit le talisman.

« Je ne manquerai pas de vous tenir informé.
-Comment vous appelez-vous, jeune sigmarite ? Et où puis-je vous trouver.
-Otto Brunhilde, je loge à l’auberge du Coq Cendré. »

Otto repartit à l’auberge. Il demanda du parchemin à l’aubergiste pour rédiger son rapport à Klaus et raconta avoir rencontré un grand prêtre de Morr quelque peu obnubilé par les vampires.

« Vous avez rencontré Mort ?
-Je vous demande pardon ?
-Mort, c’est le grand prêtre. Il a quelques obsessions. »

Il demanda à Walt ce qu’était la Dame Voilée. Une guilde de voleurs et d’assassins, apprit-il. Il finit de rédiger son rapport qu’il fit envoyer par Walt.

2 Nul n'est innocent à Nuln le Mar 13 Sep 2016 - 7:08

Bonoarpha


Otto apprit des rudiments de bretonnien durant le trajet de retour vers l’Empire. La veille de l’arrivée à Nuln, Klaus prit Otto à part. Il lui donna l’adresse du Coq Cendré, une auberge gérée par un contact de confiance, Walt Herbert. Il y avait trop de problème actuellement dans la ville pour être accueilli par le Temple, de plus l’enquête nécessitait de la discrétion. Il n’était pas bon que tout le Temple et ceux qui y passaient soient au courant qu’un novice de l’Ostermark sorti de nulle part rendait fréquemment des comptes à un répurgateur en charge d’une enquête sensible.

La première étape de l’enquête était de se renseigner sur l’identité des enfants dont les cadavres avaient été volés. Ils appartenaient à la famille Von Sigmar, dont était issu l’actuel Comte Électeur, qui avait acquis son titre en se mariant à la Comtesse Emmanuelle von Liebwitz. Il faudrait pour cela aller consulter l’archiviste Hubert Reinhover. Contacter Maître Astontillus, elfe chef de la guilde des saltimbanques, pourrait également être utile.

Klaus partit seul pour Nuln afin de ne pas être vu avec les autres. Insigné demanda où était passé le répurgateur, Otto répondit qu’il avait quelqu’un à voir. Le groupe rentra par la porte sud et rentrèrent dans le quartier industriel de la ville, dont la production été envoyé dans tout l’Empire par les docks sur le Reik. Ils allèrent directement au Coq Cendré, qui se trouvait au sud du Reik. Le tenancier parlait avec un groupe d’aventurier composé d’humains et d’un elfe. L’elfe demandait ce qui en était de l’affaire du trafic de cadavre. L’homme accusé était un héros de la Tempête du Chaos très apprécié du peuple. Le conseil des marchands de Nuln, qui avait un poids politique important dans la ville, n’avait pas demandé de procès. Un prêtre de Véréna en charge de l’enquête était parti de la ville, créant du désordre dans l’investigation. Il y avait également eu un procès semblable à Altdorf.

Otto et ses compagnons s’installèrent à côté de la table des aventuriers. L’elfe repéra Insignë, et le salua dans leur langue. Il fit quelque commentaire sur Sheli, le lynx de Mathuwin, qui restait dans les pattes de sa maîtresse même s’il n’était pas attaché, impressionné qu’il était par le milieu urbain. L’elfe passa au reikspiel. Il s’appelait Celimir Aube-d’Argent. Il demanda d’où le groupe venait. Otto se présenta et fit le signe du marteau. Celimir les salua et alla rejoindre son groupe d’aventurier.

Insigné dit à Otto que Celimir avait des contacts à Altdorf et Mariembourg. Conscient qu’il risquait de voir ses compagnons à oreilles pointues partir, le sigmarite réagit immédiatement.

« Le maître de la guilde des saltimbanques est un elfe du nom d’Astontillus, vous pouvez le contacter. Vous pourrez profiter de la solidarité intra raciale pour nouer des contacts. De plus, en tant que chef de guilde, Astontillus siège au conseil des marchands de Nuln. »

Insigné parut satisfait des opportunités que Nuln présentait, et ne reparla plus de partir.

L’aubergiste vint voir les trois compagnons pour savoir ce qu’il pouvait faire pour eux. Ils prirent une chambre de quatre à une pistole d’argent par nuit par personne. La chambre était à l’étage et donnait sur la grandrue. Après avoir posé ses affaires, Otto redescendit et alla voir le tenancier.

« Pardonnez-moi, vous êtes bien Walt Herbert ?
-Lui-même.
-Je suis en mission pour Klaus Engelbert, chuchota Otto
-Ah, très bien, dans ce cas les frais du séjour seront à la charge du Temple.
-Entendu. L’elfe de tout à l’heure, Celimir Aube-d’Argent. Il avait l’air intéressé par l’affaire du trafic de cadavre.
-Il ne savait rien de plus que les rumeurs qui circulent.
-Très bien. Vous parlez kislévien ? Ou classick ? Pour que nous puissions converser sans crainte d’être écoutés.
-Je ne parle aucune de ses langues, mais si le besoin se fait sentir, il y a mon bureau à derrière le comptoir.
-D’accord. Puis-je vous prendre du papier et une plume ? »

Otto rédigea une lettre pour sa femme pour la prévenir de son arrivée à Nuln. Il la confia à Walt.

3 HS - Retour dans l'Empire le Mar 13 Sep 2016 - 7:06

Bonoarpha


Le groupe arriva au domaine. La conversation avec les ouvriers agricoles s’engagea, et ils furent menés dans une batisse. La conversation continua puis l’on frappa à la porte. Nordebert porta sa main à sa ceinture dans un silence général. On frappa de nouveau, un ouvrier alla ouvrir.

« Qui-est-ce ? demanda-t-il.
-Bonjour, je cherche Nordebert. »

L’ouvrier se retourna vers un Nordebert peu serein qui fit un signe à Romano et Korlek.

« Je suis là, dit le halflling, qui me demande ?
-Klaus Engelbert, j’apporte un message.
-De la part de qui ?
-Du Grand Temple de Sigmar à Altdorf »

Nordebert refit un signe au nain et à l’humain qui dégainèrent.

L’homme d’une cinquantaine d’année rentra sans montrer le moindre signe d’inquiétue. Un symbole sigmarite permit à Otto de l’identifier comme un répurgateur. Ceci expliquait cela. Le répurgateur s’avança et sortit un message scellé de son sac qu’il tendit à Nordebert. Le halfling l’ouvrit et le lu. Klaus remarqua Otto.

« Que fait un novice sigmarite dans un vignoble bretonnien ?
-Le fils de Grungni ici présent a requis mon aide.
-C’est ça, confirma Korlek, on avait besoin d’un homme de foi et de conviction capable de parler de manière sophistiqué.
-Très bien, Herr ?
-Brunhilde, Otto Brunhilde.
-J’ai aussi une question pour vous Herr dawi, que fait un fils de Grungni avec des elfes ?» dit-il en désignant Insignë.

Korlek fit la moue et désigna Nordebert pour faire comprendre que ce n’était pas lui qui était responsable du recrutement.

«  Les elfes ont été recrutés pour faire des représentations, ce sont des bateleurs », intervint Romano, qui demanda à boire aux ouvriers. L’avantage des paysans bretonniens, c’est qu’ils obéissent sans broncher dès qu’ils sentent qu’ils ont affaire à des personnes d’un plus haut statut qu’eux.

Quand les rafraîchissements furent servis Nordebert et Romano discutaient à voix basse, Korlek aiguisait sa hache sans prêter attention aux autres, les deux elfes palabraient dans leur langue, et Klaus était assis en face d’Otto.

« J’aurais besoin de quelqu’un pour mener une enquête anonyme à Nuln, pour le compte du Temple de Sigmar. Quelqu’un de confiance, qui ne soit pas connu dans la ville, pendant que je travaille de mon côté. L’elfe vous accompagne ? Des elfes bateleurs peuvent être utiles pour servir de prétexte.
-Je l’ai rencontré en Bretonnie. Vous parlez kislévien ?
-Da, continua Klaus dans la langue de la Tsarine. Un homme a été amené à Nuln pour être jugé pour trafic de cadavre. Des cadavres d’enfants vendus à un nécromant, tous des enfants d’une même famille noble de Nuln. Du trafic a aussi eu lieu à Altdorf. Le jugement va être prononcé rapidement, un prêtre de Shallya et un répurgateur vérénéen enquêtent également. La guilde des marchands refusent l’interrogatoire d’un prêtre Sigmarite. »

Mathuwin proposa du vin à Klaus en bretonnien, ils échangèrent quelques paroles.

« Il est peu commun de voir des elfes d’Athel Loren sortir de leur forêt pour apprendre les langues des hommes, dit Klaus quand Mathuwin repartit s’assoir avec Insigne. Je peux vous laisser la nuit pour réfléchir et essayer de convaincre l’elfe.
-Ce sont les ordres d’un supérieur, je vais tenter de convaincre l’elfe.
-Il est bon de suivre la voie hiérarchique, mais ici j’ai besoin d’une personne de conviction, pas quelqu’un qui suit les ordres parce qu’il le doit.
-Pour l’Empire, je n’ai pas besoin de forcer ma conviction.
-Bien, si vous convainquez l’elfe, nous partons demain. »

Otto alla discuter avec Insingné après le repas.

« Herr Insigné, Herr Engelbert et moi allons à Nuln, voulez vous vous joindre à nous ? C’est une grande ville impériale, l’endroit idéal pour qu’un troubadour de votre talent se face une place.
-Quel public y trouve-t-on ?
-C’est une grande ville cosmopolite et riche, pleine de famille noble et de la haute bourgeoisie.
-Qu’en est-il du voyage ? Nous devons traverser toute la Bretonnie et plus encore. Cela va engendrer des  frais.
-Je vais demander à Herr Engelbert. »

Une diligence avait été préparée par Klaus, elle attendait à Bordeleaux. Le voyage serait aux frais du Temple.

« Très bien, dit l’elfe, mais pourquoi Nuln ?
-Une mission au service de Sigmar et de l’Empire. Ce sera l’occasion pour vous de rencontrer les riches familles de Nuln. Mais que ferez-vous du lynx ?
-Il fait partie du spectacle.
-Une touche d’exotisme en plus. »

Otto prévint Klaus de la réussite de la mission. Il allait revenir dans l’Empire plus tôt que prévu.

4 Grabuge chez les Noirmoutrins 2 le Mar 1 Sep 2015 - 5:49

Bonoarpha


Nombreuses furent les mines fatiguées ce matin-là. Romano, Korlek et Mounderick savouraient leur gueule de bois, Otto avait fait une nuit blanche et Matuwyn avait apparemment peu dormi. Les deux mercenaires marmonnèrent qu’ils préféraient repousser le départ et se reposer un peu, ce qu’accepta Nordebert. Kergreis lançait des regards noirs à Romano et Otto, car il soupçonnait le sigmarite de l’avoir berné d’avoir prétexté de « veiller » sur son protégé pour avoir l’opportunité de le fait boire le filou pour le faire parler. Le novice se donna le rôle du bon shalléen qui s’était occupé d’un Romano très intimidé par la clientèle très virile de la taverne, lui avait payé quelques verres pour le remettre de ses émotions et l’avait amené vers un lieu qui lui correspondait mieux. Il plaida qu’il ne connaissait pas les antécédents de joueur du jeune homme. Kergreis, n’avait pas l’air convaincu du tout, et demanda ce que Romano avait dit une fois aviné. Des élucubrations d’ivrogne selon Otto. L’intéressé avait de toute façon trop peu de souvenir de la soirée pour objecter.

Le domaine était à deux jours de trajet de Bordeleaux. Mounderick et Korlek trainèrent des pieds pour pouvoir se remettre de leur sale état, mais finirent par suivre le mouvement.

Sur la route, un lynx rejoignit Matuwyn. Le félin regarda Otto qui le reconnut aussitôt pour ce qu’il était, un lynx d’Athel Loren. Il se dit que toutes ses années à bouquiner dans la bibliothèque du temple de Véréna se révélaient utiles. Il se sentit une étrange affinité avec le grand chat.

Il demanda à Romano de servir de traducteur car il voulait parler à Matuwyn et Insignë. Le jeune homme accepta avec réticence, car il la présence du lynx l’inquiétait. Le sigmarite demanda si l’animal venait d’une région particulière. La femme répondit que oui, d’une grande forêt. « Athel Loren ? » renchérit Otto, « Effectivement ». « Seriez-vous des Elfes ? ». Romano le regarda éberlué avant de traduire, « Non mais t’avais pas remarqué ? – Eh bien non » Cela provoqua l’hilarité de Romano. Otto rétorqua que la femme avait un bandeau autour de sa tête, et que l’homme n’avait pas retiré son capuchon depuis leur rencontre, donc l’élément reconnaissable – les oreilles pointues – était resté caché.

Le sigmarite avait aperçu des elfes à Altdorf, mais n’avait jamais eu l’occasion d’en rencontré.

Les voyageurs arrivèrent à Perempyre, un village de pêcheur situé à mi-chemin entre Valleyrac et Bordeleaux. Ils séjournèrent à a taverne du Pinard rougeoyant. Nordebert offrit à chacun un verre de vin local. Les autochtones n’avaient pas l’habitude des étrangers, et regardaient les voyageurs de travers. On entendit parler de Mellina Chardonbois, une halfling vigneron.

Rien de notable ne fut à signaler jusqu’à l’arrivée à Valleyrac. Ou plutôt à l’entrée du village, car un péage était érigé sur la route, gardé par six gardes qui n’avaient pas l’air enclins à laisser passer les voyageur.

Le groupe fit demi-tour. Nordebert, qui voulait obtenir des infos sur le village, décida de passer à travers les vignes pour rejoindre directement le domaine de la Rose. Les aventuriers s’avançèrent abaissés vers une maison bâtie sur une hauteur située en dehors du village et entourée par les vignes. Malgré leur position ils furent repérés par des gens travaillant dans le domaine. Romano parlementa en bretonnien avec eux. Ils se détendirent et les menèrent à la maison, qui était le centre d’un petit domaine, le domaine de Moucaillou.

Le groupe fut accueilli, et ils purent y rester pour la nuit. Durant le dîner, ils apprirent que le village était en quarantaine depuis deux semaines à cause d’un mal originaire du domaine de la Rose, sans qu’on sache si cela avait un lien avec la malédiction de l’Ile muette. Le domaine était gardé par des dizaines de mercenaires.

La discussion continua sur la malédiction de l’Ile muette. Ceux qui en étaient revenus ne vieillissaient apparemment plus. Mais rares étaient ceux qui revenaient, car beaucoup avaient disparu là-bas, au même titre que les autochtones.

Avant d’aller se coucher, le groupe discuta de la marche à suivre pour atteindre le domaine de la Rose. Kergreis n’était pas du tout motivé par l’idée d’une approche directe. Nordebert ne connaissant pas lui-même le domaine, il ne s’avança pas pour prendre la tête des opérations. C’est donc Romano qui trancha, il mènerait le groupe au domaine.

5 Grabuge chez les Noirmoutrins 1 le Lun 17 Aoû 2015 - 7:51

Bonoarpha


Avant de partir d'Altdorf, Otto acheta un petit carnet, de quoi écrire ainsi qu’un bouclier dans ses moyens, à savoir de qualité médiocre. Le tout lui coûta cinq couronnes.

Sur la route vers la Bretonnie, il apprit que les Chevaliers du Loup Blanc étaient partis de Middenheim vers l’Ostland pour prêter main forte au Comte Electeur de Wolfenbourg et au Kislev, qui seraient apparemment attaqués par des Orques du Chaos, comme si les peaux-vertes et le Chaos n’étaient pas assez pénibles pris séparément. Otto dût se retenir de foncer vers l’Ostland, mais les commandements de son dieu lui imposaient d’aller à Bordeleaux et d’enquêter sur le groupe qu’il avait rejoint afin de savoir s’ils étaient liés ou non à la tentative d’assassinat sur un proche de l’Empereur. Un soir, il réussit à en apprendre un peu plus.

« A Altdorf, le pouvoir n’est pas terrible, confia Romano. Entre nous, c’est toujours le peuple qui en prend plein la mouille. Alors avec notre Guilde on rééquilibre un peu. »

Herr Kaherdan était un nom d’emprunt, de même que Kergreis. Leur spécialité était de faire chanter. « On parle pas de tuer, hein. » spécifia Romano. Korlek parla rapidement des tavernes des Barbus, un réseau dont faisait partie la taverne de la Chope d’Or de Talabheim, mais n’en dit pas plus. Mounderick était un sergent mercenaire de la compagnie des Motocultardoss, mais des ennemis politique en ont eu raison, et elle s’est dissoute. Mounderick et Korlek font partie de la communauté de l’Objet Perdu d’Alfred Factor, un objet ayant appartenu à un ancêtre d’un baron de Bordeleaux. C’est ce baron qui finance la « communauté ». La mission commerciale vers le domaine de la Rose était en fait une couverture.

Durant le voyage, Otto s’entraina également au combat au bouclier avec Mounderick et Korlek.

Le sigmarite arriva à Bordeleaux avec une douleur à la cuisse, ce qui ne manqua pas de provoquer les moqueries de Korlek et Mounderick. Le groupe arriva à l’auberge du Joyeux Buveur, où quatre musiciens se préparèrent à distraire la clientèle. Korlek aperçut deux personnes encapuchonnées et eut un mauvais pressentiment à propos d’elles (« Ca pue ici… »). La femme avait la peau claire et les cheveux noirs, et des vêtements colorés sous sa cape. L’homme avait de beaux habits, une flûte dans sa poche et un arc.

Le tenancier s’avança et commença à parler bretonnien, Romano traduisit. Du vin était proposé aux voyageurs, Otto préféra le lait de chèvre. Korlek et Mounderick s’assirent au comptoir, tendit que Romano et Kergreis s’installèrent à côté des deux encapuchonnés. Le novice se mit au comptoir. Le concert commença. Le nain se retourna vers la table à l’odeur fétide (selon lui). Cependant le vin le détendit. Otto fit la mou quand il dut huit payer pistoles d’argent pour sa sobre consommation. Le patron leur parla, et ils ne comprirent toujours rien, mais répondirent Nordebert, et le tenancier comprit le but de leur visite. Otto entendit également Romano et la femme dire Nordebert, puis ils se levèrent avec Kergreis. L’homme resta siroter son vin en écoutant le spectacle. Romano présenta la femme qui s’appelait Matuwyn, et le patron demanda à tous les intéressés de venir dans l’arrière boutique à la fin de la soirée, les détails seraient réglés le lendemain en fin de la matinée. Otto aperçut qu’un bandeau cacher les oreilles de Matuwyn.

Matuwyn et son compagnon Insignë firent un spectacle de musique et de danse après le concert. L’homme était à la flûte, la femme dansait. Korlek et Mounderick débattirent lequel de la bière ou du vin était le meilleur. Otto goûta le vin et dit qu’il était bon à son palet de néophyte. C’est à ce moment que Matuwyn vint chercher le sigmarite et le mena jusque la scène. Ne comprenant pas trop comment il en était arrivait là, il effectua quelques pas maladroits de dance en tentant de s’accorder avec sa partenaire improvisée. Il revint ensuite rouge comme une pivoine au comptoir où s’esclaffaient le nain et le colosse. Mounderick fit remarquer que le vin faisait le plus grand bien au novice. La situation était telle que même Kergreis esquissa un sourire, lui qui était pourtant le plus rabat-joie du groupe.

Après ce moment mémorable, le tenancier invita les aventuriers dans l’arrière-salle. Une fois tout le monde installé, le fameux halfling Nordebert se présenta à eux. Il était petit et rond, comme il sied à un membre de sa race. Il était bien habillé et portait des lunettes. Il salua tout le monde bien bas et expliqua, en reikspeil et en bretonnien, ce qu’il attendait des aventuriers. Le contact avait été perdu avec le domaine de la Rose à Valleyrac. Il était dit que le village était en quarantaine. L’objectif était d’infiltrer le village pour passer un message. Le domaine appartenait au Duc d’Ürtucquy, un noble impérial. Le silence du domaine pouvait être lié au retour d’un groupe de pirate nommé les Diablotins, ou encore à la malédiction de l’Île Muette, sur laquelle on ne peut pas parler.

Les aventuriers allaient recevoir cinq couronnes chacun pour leurs frais, et recevraient éventuellement une prime de dix couronnes selon le bon vouloir du Duc. La chambre était offerte pour la nuit.

Kergreis était fatigué et voulait aller se coucher rapidement, mais était chagriné de laisser Romano tout seul. Otto le rassura en disant qu'il veillerait sur lui. Mounderick et Korlek partir à la recherche d’une taverne, Romano invita Matuwyn à les suivre. La jeune femme ne le laissait pas indifférent, et malheureusement pour lui préféra faire un tour. Le novice les accompagna dans la recherche de débit de boisson. Les deux mercenaires trouvèrent bientôt la taverne du Combattant des Abîmes, une taverne à matelots. L’endroit était un joyeux foutoir et fleurait bon l’écume, la vinasse et la virilité. Des concours de bras de fer étaient organisés. Korlek dit que cet endroit aurait plus à un dénommé Gurlizek. Romano ne faisait pas le fanfaron dans cet environnement peu subtil, et se faisait même le plus petit possible, pendant que les deux bourrins étaient comme des poissons dans l’eau. Après l’avoir laissé mijoter dans son jus quelques temps, Otto estima qu’il était temps de passer à la suite. Il amena Romano à une table de jeu, ce qui lui convenait bien mieux. Le sigmarite s’assura que le verre du Romano ne resta jamais vide bien longtemps, et le soutint même financièrement après une série de parties perdues. Tout cela lui coûta vingt pistoles d’argent, mais son compagnon était désormais prêt à parler.

Après avoir posé quelques questions, il apprit que le Duc était ce que la noblesse faisait de pire dans le domaine du mauvais traitement infligé aux petites gens. Il était mort, et la Guilde avait récupéré ses biens. La Guilde luttait pour plus d’égalité dans la société impériale, où des miséreux devaient faire les poubelles des nantis pour pouvoir survivre. Elle n’avait intrinsèquement rien de particulier contre la noblesse ou l’Empereur, qui était considéré par tous comme le plus grand chef de l’Empire depuis Sigmar. Les membres de la Guilde étaient par contre très remontés contre les marchands, qui s’engraissaient sur le dos de la population. Le « travail » que le groupe avait effectué à Altdorf n’avait rien à voir avec la tentative d’assassinat sur le proche de l’Empereur, elle concernait un marchand. Romano dit qu’il pouvait présenter le sigmarite à Ariakan, le chef de la Guilde.

Otto eut de nouveau un sentiment de malaise. Il avait vu de lui-même l’extrême pauvreté qui régnait dans certains quartiers d’Altdorf. Il savait aussi que depuis l’époque des Trois Empereurs, la bourgeoisie et les guildes de marchands avaient acquis un immense pouvoir au détriment de la noblesse. Beaucoup de nobles s’étaient endettés auprès de marchands, qui pouvaient donc faire pression pour empêcher les décisions qui allaient contre leurs intérêts. Le novice pouvait comprendre le ressentiment de la Guilde et son combat pour plus d’égalité, mais leurs méthodes douteuses étaient condamnables et pouvaient les faire condamner. Otto décida d’attendre la fin de son périple en Bretonnie avant de rendre son jugement sur les activités de ses compagnons de route.

Il ramena Romano ivre mort à l’auberge, mais se perdit en route et arriva peu avant l'aube. Il ne se coucha pas mais pria Sigmar tourné vers l’est. Il alla ensuite prier, fatigué, dans les temples de Shallya, Manann et dans une chapelle du Graal pendant que ses compagnons cuvaient leur alcool.



Dernière édition par Bonoarpha le Mar 1 Sep 2015 - 5:53, édité 1 fois

6 Otto le Dim 2 Aoû 2015 - 1:22

Bonoarpha


Au début du périple vers Altdorf, la sorcière gardait le silence et lançait à Otto des regards noirs avec ses yeux verts à moitié cachés par ses longs cheveux auburns. Le sigmarite, à qui la situation lui rappelait un épisode particulier de son passé, craignait surtout qu’elle ne tente de s’enfuir. Il lui demanda si elle avait effectivement montré des talents magiques, ou si toute cette histoire n’avait été que le fruit du zèle du répurgateur Coteaz. Face à l’absence de réponse, le sigmarite lui énuméra ses alternatives. Si elle possédait des pouvoirs et qu’elle n’apprenait pas à les contrôler, elle finirait par attirer de nouveau l’attention d’un répurgateur, ou pire, son corps et son âme finiraient bel et bien par être corrompus. Si elle n’avait aucun pouvoir, la moindre des choses était d’aller quoiqu’il arrive à Altdorf pour que ce soit avéré par un magister, et aussi pour éviter des ennuis à celui qui l’avait sauvé des flammes. C’est en voyant qu’il n’arrivait pas à briser le silence qu’Otto lui raconta l’histoire de sa femme, qui était semblable à la sienne. Le regard suspicieux de la sorcière ne détecta aucune malice chez le novice. Elle finit par se détendre un peu. Ce n’était pas la première fois qu’Otto était témoin de la défiance de certains envers les sigmarites, mais il avait appris à la désamorcer.

Elle s’appelait Ivy Lilly, et était une belle jeune femme, de quelques années l’aînée d’Otto. Lors de l’épisode du bûcher, l’exhibition de son corps dénudé à la foule n’avait pas manqué de mettre plusieurs hommes en émoi. Ivy dit à Otto qu’elle soupçonnait d’ailleurs une des femmes du village de l’avoir dénoncé, jalouse qu’elle était de l’attention trop insistante que son mari portait à la guérisseuse. Attention non réciproque d’ailleurs.

Ivy aidait les femmes à accoucher, et soignait les blessures et maladies grâce à ses connaissances du corps et des vertus des plantes, le tout enrobé de quelques soupçons de magie non maîtrisée. Les femmes stériles venaient la voir pour obtenir des charmes de fertilités, et plus d’un paysan avait enterré un de ses colifichets dans leurs champs pour obtenir une bonne récolte. Grâce à ses quelques connaissances sur les collèges de magie, Otto estima qu’il était probable que la sorcière avait une affinité avec Ghyran, le vent de la Vie. Quand il fut arrivé à Altdorf, Otto frappa à la porte du Collège de Jade pour accueillir sa « protégée ». Un magister le reçut et fut tout à fait surpris et ravi qu’un sigmarite se soit opposé à un répurgateur prêt à brûler vive une potentielle recrue. La sorcière fut prise en charge, et Otto reçut une lettre attestant de la réussite de sa mission.

Il alla ensuite au plus grand temple de sa foi, le Temple de Sigmar d’Altdorf. Il expliqua quelle était sa mission à un prêtre affecté aux tâches administratives et montra la lettre du magister pour prouver sa réussite. Il obtint une lettre signée par le prêtre confirmant l’accomplissement de la mission. Il demanda également si l’on pouvait dormir au temple. On lui rétorqua sans ménagement que non, il n’y avait pas de place pour un petit novice anonyme du fin fond de l’Ostermark. Otto, à la fois surpris et en colère, répondit qu’il ne pensait pas être accueilli ainsi par son propre clergé après avoir effectué un voyage de plusieurs mois pour mener à bien une mission. Un garde lui fit comprendre qu’il ferait mieux de déguerpir avant d’avoir des ennuis.

Alors qu’il rejoignait la sortie, il entendit dans les couloirs des rumeurs concernant une tentative d’assassinat d’un proche de l’Empereur et une attaque au Nord de l’Empire. Il se souvint effectivement qu’il avait vu des mouvements de troupe sur la route. La tentative était peut-être liée à des tension avec la guilde de marchands, qui protestait contre une augmentation de taxe.

Il sortit du quartier du temple, et comme il n’avait sur lui que peu de liquidité à consacrer au logement, il se dirigea vers les quartiers pauvres de la ville, et y trouva une auberge dans ses moyens, l’auberge du Petit Chafoin. Il commanda une chambre et envoya une lettre à sa femme et une lettre au répurgateur Coteaz accompagné des preuves de l’accomplissement de son périple. Il s’assit ensuite au comptoir et commanda un lait de chèvre. Le patron le charria sur son choix de consommation.

« En tant que futur prêtre ayant voué sa vie à Sigmar et à l’Empire, je me dois d’être sobre. »

Un individu encapuchonné assis au comptoir lui adressa un signe de tête, qu’il renvoya. L’homme se retourna vers une table autour de laquelle deux hommes et un nain passaient du bon temps et le faisait savoir à l’assemblée par le baroufle qu’ils provoquaient. La nain poussa un juron en khâzalid et trinqua si violemment avec son compagnon humain, un véritable colosse, que sa chope se brisa. Toute l’attablée s’esclaffa. L’homme au capuchon se retourna, regarda Otto avec un sourire de connivence et leva les yeux au ciel.
Otto se leva et se dirigea vers la table animée pour aller parler au nain et pratiquer le peu de khâzalid qu’il connaissait. C’est une habitude du culte sigmarite d’apprendre la langue des fils de Grungni, et Sigmar commande à ses ouailles de porter assistance au peuple nain. Otto avait des raisons personnelles supplémentaires d’apprécier les dawi.

« Oula ! Où allez-vous ? demanda l’homme encapuchonné au comptoir. Personne ne boit de lait de chèvre sur cette table-là.
-Excusez-moi, Herr, mais qui êtes vous ? s’enqueris Otto, soupçonneux. L’homme était jeune, le quart de siècle.
-On est de passage dans le coin.
-Par on, vous voulez dire l’attablée et vous ?
-Je suis avec eux oui, on peut trinquer ensemble si vous voulez, dit il avec un sourire.
-Merci de votre proposition, puisque vous y tenez, merci pour le verre.
-Très bien ! Herr ?
-Brünhilde.
-Enchanté ! Je suis Herr Romano Kaherdan. »

Sur une table non loin, un homme se mit à chanter une chanson à boire. Quand arriva le moment du cul sec, son voisin ivre se leva et voulu porter sa chope à sa bouche. Emporté par son élan, il envoya valser sa chope sur la tête du colosse humain. Un silence glacé s’abattit sur la salle. Le colosse se leva et demanda qui avait fait ça. Son compagnon nain reposa la question. Otto, désirant éviter que la situation ne dégénère, proposa d’examiner le nez de l’humain. Le nain lui fit un petit signe pour lui dire qu’il n’avait pas à s’en faire. Le colosse rétorqua que son nez allait très bien, mais qu’il voulait savoir qui avait lancé la chope. Celui qui avait lancé le chant à boire se leva et demanda qu’on excuse son compatriote indélicat. Les esprits se détendirent, une tournée générale fut payé, et pour mettre réparer le tort subi, le colosse frappa si fort dans le dos de l’expéditeur de chope involontaire que sa tête finit dans son breuvage. « Egalité ! » beugla le colosse en riant.

La joyeuse attablée accueillit Otto. Herr Kaherdan fit les présentations. Le colosse s’appelait Mounderick, le nain Korlek, et le dernier humain, bien plus discret que ses compagnons, Kergreis Kingfisher. Korlek eut un reniflement dédaigneux quand il entendit le choix de boisson d’Otto, qui expliqua que ses vœux lui imposaient la sobriété. Korlek répondit que Sigmar commandait à ses fidèles d’aider les nains, et que comme pour bien aider, il fallait bien connaitre, il était nécessaire pour les sigmarites de boire de la bière. Cet argument laissa le novice dubitatif. Il questionna plutôt le barbu sur sa coiffure. En effet celui-ci portait une petite crête, mais non teinté en orange, il n’était pas Tueur. C’était pour ne pas passer inaperçu et ne pas faire comme tout le monde, expliqua le barbu.

Otto demanda ce qui les avait amenés à Altdorf. Ils avaient terminé un « travail » et allaient repartir. « On les a dépouillés ! » gloussa Mounderick. Romano expliqua, mal à l’aise, que des têtes avaient été mises à prix, en rapport avec la guilde des marchands et la hausse des taxes. Korlek l’interrompit et lui dit de ne pas importuner Otto avec ces histoires. Otto rappela que ce n’était pas un crime de tuer les ennemis de l’Empire, même si honnêtement il pensait plus que probable que les mises à prix ne concernaient pas des ennemis de l’Empire. Il voulait en savoir plus pour déterminer si le groupe avait un lien avec la tentative d’assassinat d’un proche de l’Empereur. Korlek était d’accord avec sa vision des choses, et Mounderick renchérit que c’était encore mieux s’il y avait de l’argent à la clé. Kergreis fit remarquer que tout cela était sans doute bien loin du quotidien d’un prêtre, peut-être de noble ascendance. Novice, rectifia l’intéressé, qui ajouta qu’il était fils de trappeur, et que la vie d’initié n’était pas vraiment une sinécure.
Keirgreis demanda à Romano pourquoi il avait invité Otto à leur table. Herr Kaherdan expliqua qu’en tant qu’érudit, il pouvait être utile pour leur prochain travail, le barbu ajouta pour sa part qu’il faisait confiance à un ami des nains. Romano demanda au novice s’il était libre pour aller plus loin qu’Altdorf. Celui-ci répondit que oui, mais qu’il voulait connaître le but du périple. Korlek dit qu’il avait un but, et donc qu’en tant que sigmarite, Otto avait toutes les raisons nécessaires pour l’accompagner. Coincé par ses commandements, Otto n’en demanda pas moins davantage d’information sur l’objectif, il eut une réponse assez évasive, disant que c’était un travail pas habituel ou il y aurait besoin de cerveau et pas seulement de muscle. Travail qui les mènerait en Bretonnie , à Bordeleaux. On demanda à Otto s’il connaissait le pays. Il répondit que non, qu’il ne s’était jamais beaucoup éloigné de son temple, mais qu’il était curieux de découvrir un nouveau pays. Le départ fut fixé le lendemain.

A la suite de la conversation, Otto fut invité à un concours de bras de fer. A la surprise générale, il gagna un premier duel avec Mounderick, mais perdit la revanche. Il expliqua qu’il s’entrainait régulièrement au combat au marteau. Korlek insista pour qu’il boive sa bière loyalement gagnée, et le novice en offrit lui-même une à Mounderick. Durant la petite sauterie, le sigmarite apprit que Korlek et Mounderick se connaissaient bien, et que Kergreis et Romano étaient avec eux parce qu’ils avaient un ami commun, un halfling du nom de Nordebert. La mission était d’aller voir un fournisseur de vin bretonnien au domaine de la Rose, dans le village de Valleyroy non loin de Bordeleaux. Le contact avait été perdu avec le domaine.

Avant de se partir le lendemain, Otto rédigea un lettre à sa femme pour lui expliquer son départ à l’étranger.

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